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Le développement durable simplifié

Un mal nécessaire?

En ce moment, je lis un livre passionnant, lié à mon travail (la responsabilité sociale): The Responsibility Revolution. On y trouve des histoires vraiment inspirantes et des citations très intéressantes, dont celle-ci:

There is no such thing as sustainable manufacturing. It just doesn’t exist.

Ce que nous dit Rick Ridgeway, « Chief of environmental initiatives » chez Patagonia, c’est que du moment où l’on fabrique quelque chose, il est impossible d’être complètement durable. Et pourtant Dieu sait que s’il est une compagnie que l’on peut considérer comme durable, c’est bien Patagonia.

A l’échelle individuelle, le constat est le même. On en peut pas avoir « zéro impact ». Ne serait-ce qu’en ce qui concerne la production de CO2, il faudrait arrêter de respirer!

Je crois qu’il faut admettre que même en faisant tous les efforts possibles, nous n’arriverons jamais à annihiler totalement notre impact sur l’environnement. Ce n’est d’ailleurs pas dans la nature de l’homme.

Que peut-on faire alors? Pour répondre à cette question, je reviendrai encore à Patagonia. Dans la mission de Patagonia, on trouve cette phrase:

« Do no unnecessary harm. »

Ne pas faire de mal inutilement. Il ne s’agit pas pour Patagonia de « ne pas faire de mal » ou même de « faire moins de mal », mais simplement d’éviter le mal qui n’est pas nécessaire.

Dans le cadre privé, à notre travail ou que sais-je encore, nous devrions toujours nous poser la question de savoir si ce que nous faisons, et qui va influer sur notre empreinte écologique, pourrait être évité.

Classé dans:Minimaliste, Principes

7 Responses

  1. Gus dit :

    Le développement durable est une notion dépassée, tellement 90s. Développement = utilisation de ressources. Bravo pour ton article Julien. La décroissance ? Une aberration également, la vie ne peut pas décroître. Mais Patagonia qui se met au vert, ça sent le greenwashing à plein nez. Au moins on est courant, c’est ce qui compte. En pleine crise écologique (qui n’a pas fini de commencer), on entame à peine une crise des valeurs, les dogmes ne sont plus ce qu’ils étaient. Polluer moins, certes, mais comment sans tomber dans un radicalisme fanatique idiot et surréaliste ? Vivre, consciemment, et continuer à polluer, incohérent.

  2. Susini dit :

    Patagonia ne s’est pas « mis au vert » pour reprendre votre expression. Cela fait plus de 20 ans que nous sommes engagés dans cette voie, avant même que cela ne soit un sujet d’actualité.
    Allez voir ce site: http://www.patagonia.com/euro/empreinte
    où vous verrez exactement ce que l’on fait de bien et ce que l’on fait de mal, car on en parle en toute transparence.

  3. Julien dit :

    Merci Gus et Isabelle pour vos commentaires. Gus, tu fais bien de rappeler cette notion de décroissance. Je n’y crois pas non plus, et il ne faut pas oublier que la grande majorité de la population doit encore être convaincue de la nécessité d’une démarche « durable » et que ce n’est donc pas en leur parlant de décroissance que l’on va y arriver.
    Je te trouve un peu sévère pour Patagonia. S’ils peuvent bien sûr encore s’améliorer, ils ont entrepris des démarches très intéressantes! J’avoue ne pas l’avoir constaté par moi-même, mais plutôt par des lectures « tierces » comme celle que je mentionne dans cet article.
    Isabelle, je ne peux que vous féliciter pour ce bel exemple de « stakeholder engagement ». Il est important que les entreprises entrent en contact avec ceux qui en parlent. Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai pas encore pu me faire ma propre idée sur ce que fait Patagonia, mais je ne manquerai pas de suivre le lien que vous indiquez!

  4. fraZck dit :

    La démarche « durable » dont tu parles, cela ne s’appellerait pas décroissance des fois ?
    La décroissance n’est pas le contraire de croissance mais plus un retour à l’essentiel en arrêtant cette course effrénée du toujours plus de biens, toujours plus vite, toujours plus loin, etc…

  5. Juliette dit :

    Salut, explique-moi de quoi tu parles en « Patagonia », le pays, le marchand de vêtement ?

  6. Julien dit :

    Juliette: il s’agit bien de la marque de vêtements!

    fraZck: je crois qu’il va falloir faire un article sur cette notion de décroissance! Je vais essayer de l’écrire ce week-end et le publierai en début de semaine prochaine!

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