Simplifier pour durer

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Le développement durable simplifié

Coût en chaussures et minimalisme

Dans un de mes précédents articles, j’ai parlé du « coût en chaussures ». Je crois qu’il peut être intéressant de revenir sur cette notion, car elle peut être utile par rapport au minimalisme.

Le coût en chaussures est une notion venant de l’économie et qui peut être définie comme suit. « Coût de l’inflation réduisant les encaisses monétaires réelles, suscité notamment par l’inconvénient que représente le fait de devoir se rendre plus fréquemment à la banque. »

Lorsque l’on essaie d’adopter un mode de vie s’inspirant du minimalisme, c’est un coût auquel on est constamment confronté:

  • On fait souvent de petits achats, car on a peu de place pour stocker,
  • On fait souvent de petites vaisselles, car on a peu de couverts, qu’il faut réutiliser fréquemment,
  • On fait souvent de petites lessives, car on a peu de vêtements, une petite machine et peu de place pour étendre son linge,
  • Etc. etc. etc.

Pas toujours facile à vivre, mais très intéressant et « challenging »!

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Développement durable: un peu de bon sens, par pitié!

Hier, j’ai dû me rendre dans une sorte d’agence de voyage pour y retirer un billet de train. Lorsque je suis arrivé, 2 des 4 guichets étaient libres. Je me suis naturellement dirigé vers un de ceux qui étaient libres. On m’a renvoyé de manière assez sèche en me signifiant que je devais prendre un ticket à la machine. Je suis donc retourné à la machine et ai pris mon ticket. Immédiatement, une lumière s’est allumée, accompagnée d’une petite sonnerie, m’indiquant que c’était au tour de mon numéro d’attente ainsi que le guichet vers lequel je devais me diriger. En l’occurrence, le même que celui où je m’étais rendu. J’ai pris mon billet et suis reparti.

Je comprends très bien que pour des raisons de comptabilité ou que sais-je, il est plus simple pour eux de répertorier les clients à l’aide d’un tel système. J’accorderai tout aussi volontiers que la quantité de papier et d’énergie utilisée pour tout cela n’a rien d’énorme.

Mais tout de même.

Sur le principe, ça me gène. Pourquoi n’aurais-je pas pu rentrer dans cette agence à moitié déserte et trouver un guichet sans avoir à prendre un ticket, ni que plusieurs appareils électroniques ne soient branchés en permanence pour me dire dans quel guichet libre je dois aller? Il y a une aberration – légère certes – à tout cela. Un tout petit peu de bon sens et de naturel feraient le plus grand bien.

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Voyage à Venise: une expérience durable

J’étais à Venise entre Noël et Nouvel-An. Si j’ai apprécié la ville pour les aspects touristiques classiques (culture, cuisine, etc.), je l’ai aussi appréciée pour une raison écologique: l’absence de voitures sur les îles.

Quel bonheur de passer 4 jours sans en voir une seule! Toutes les voitures sont parquées à l’entrée de l’ile (nous sommes pour notre part venus en train) et à l’intérieur on se déplace à pied ou en bateau.

A quand pareille situation dans d’autres grandes villes d’Europe? Bien sûr, on me dira que ce n’est pas la même chose, qu’il n’y a pas de canaux à Genève ou qu’aucun Parisien ne veut aller au travail en gondole (encore que…). Mais tout de même, on peut tirer quelques généralités simples du cas de Venise:

  • Parquer les voitures hors de la ville.
  • Instaurer les transports publics comme unique moyen de se déplacer en ville.
  • Penser les services publics en minimisant l’usage de leurs propres flottes de véhicules (poubelles, postes, etc.)

Est-ce vraiment si compliqué que ça?

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« Buy Nothing Day » pour Noël?

La norme voudrait qu’en cette période de fêtes, je vous incite à ne pas trop acheter. A faire dans le simple et le durable. A ne pas consommer à outrance. A fabriquer vos cadeaux plutôt que d’en acheter.

Eh bien non, pas cette fois. J’y ai beaucoup pensé pour cette année. Et la conclusion à laquelle je suis arrivé est la suivante: c’est les fêtes, au diable ce genre de considérations.

Ca peut paraître surprenant, mais je pense que d’un point de vue « développement durable », ça peut se justifier. On parle d’environnement certes, mais aussi de social (et d’économique). Et le plaisir que j’ai à offrir – et à recevoir, je l’avoue – est trop grand pour que je le laisse de côté.

Alors, il est sûr et certain que j’ai fait tous mes achats de Noël avec le même sac en papier; que je n’ai jamais utilisé d’autres moyens de transport que le bus et le train; et que j’ai essayé de favoriser des magasins locaux, ou proposant des produits équitables. Mais je n’ai pas regardé à la dépense. Et mon habituel « je ne consomme pas trop » est resté à la maison.

Le développement durable ne doit pas être une contrainte trop pesante. Pour soi comme pour les autres.

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Des machos pour sauver la planète?

J’ai lu dans un livre, sur quelques lignes, une théorie selon laquelle il faudrait plus de « machos » pour sauver l’environnement.

Non pas pour le côté « Je-tape-sur-les-fesses-de-ma-femme-et-lui-demande-de-m’apporter-une-bière », mais pour le côté patriarche, protecteur. Le côté « Je suis responsable du monde qui m’entoure: ma famille, ma communauté, ma planète ».

Surprenant, mais pas si bête, non?

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